Charles Sobhraj : L’Histoire Fascinante Du Serpent Criminel Le Plus Célèbre 2026
Introduction
Vous avez probablement entendu parler de lui à travers la série Netflix ou dans les médias internationaux. Charles Sobhraj reste l’un des criminels les plus fascinants et troublants du XXe siècle. Surnommé « le Serpent » pour sa capacité à échapper à la justice et à changer constamment d’identité, cet homme a terrorisé l’Asie du Sud-Est dans les années 1970.
L’histoire de Charles Sobhraj dépasse largement celle d’un simple criminel. Elle révèle un personnage complexe, manipulateur et intelligent qui a su exploiter la naïveté des jeunes voyageurs occidentaux. Ses crimes ont marqué une époque où des milliers de hippies parcouraient la route de Katmandou en quête de spiritualité et d’aventure.
Dans cet article complet, vous découvrirez qui était vraiment Charles Sobhraj. Je vais vous raconter son enfance difficile, ses méthodes criminelles sophistiquées et ses multiples évasions spectaculaires. Vous comprendrez comment il a pu échapper si longtemps aux autorités internationales. Vous saurez également ce qu’il est devenu aujourd’hui et pourquoi son histoire continue de fasciner le monde entier.
Les Origines Troublées De Charles Sobhraj
Charles Sobhraj est né le 6 avril 1944 à Saigon, en Indochine française, aujourd’hui Hô-Chi-Minh-Ville au Vietnam. Son histoire commence dans un contexte familial chaotique qui marquera profondément sa personnalité. Sa mère, Tran Loang Phun, était vietnamienne. Son père biologique était un homme d’affaires indien qui abandonna la famille avant même sa naissance.
Cette absence paternelle et ce statut d’enfant métis dans le Vietnam colonial créèrent chez Charles Sobhraj un profond sentiment de rejet. Il grandissait sans appartenir vraiment à aucune communauté. Les enfants métis subissaient discrimination et mépris dans la société indochinoise de l’époque.
Sa mère se remaria avec un militaire français, le lieutenant Alphonse Darreau. La famille déménagea en France en 1950. Charles Sobhraj adopta le nom de famille de son beau-père et obtint la nationalité française. Malgré cette nouvelle vie, il ne trouva jamais sa place.
Son adolescence fut marquée par la délinquance et les petits larcins. Dès l’âge de 13 ans, il commettait déjà des vols et des escroqueries. Les services sociaux français le placèrent plusieurs fois en institution. Ces premières années criminelles lui apprirent à manipuler, mentir et charmer pour obtenir ce qu’il voulait.
Charles Sobhraj développa très tôt un talent exceptionnel pour l’imposture et le déguisement. Il changeait d’identité comme on change de chemise. Cette capacité deviendra sa marque de fabrique et lui vaudra son surnom de Serpent.
À 18 ans, il épousa Chantal Compagnon, une jeune Française. Elle tomba sous son charme malgré ses activités criminelles. Ensemble, ils voyagèrent à travers l’Europe et le Moyen-Orient. Charles Sobhraj commettait des fraudes, des cambriolages et utilisait de faux documents.

L’Ascension Criminelle Sur La Route Des Hippies
Les années 1970 marquèrent l’apogée criminelle de Charles Sobhraj. Cette période correspond à l’âge d’or du « Hippie Trail », cette route mythique que des milliers de jeunes occidentaux empruntaient pour rejoindre l’Inde et le Népal. Ils traversaient la Turquie, l’Iran, l’Afghanistan et le Pakistan en quête de spiritualité et d’aventure.
Charles Sobhraj comprit rapidement le potentiel de cette situation. Ces jeunes voyageurs étaient vulnérables, loin de chez eux et souvent naïfs. Ils portaient des passeports occidentaux précieux et parfois de l’argent liquide. Ils faisaient confiance facilement aux personnes qui parlaient leur langue.
Il s’installa principalement en Thaïlande, en Inde et au Népal. Charles Sobhraj se faisait passer pour un homme d’affaires prospère, un guide touristique ou un marchand de pierres précieuses. Son charisme et son intelligence lui permettaient de gagner facilement la confiance de ses victimes.
Sa méthode était diaboliquement simple et efficace. Il approchait des touristes occidentaux dans les hôtels, restaurants ou lieux touristiques. Il leur offrait son aide, des conseils ou même l’hospitalité. Une fois leur confiance acquise, il les droguait avec des médicaments qu’il glissait dans leur nourriture ou leurs boissons.
Pendant que ses victimes étaient inconscientes ou malades, Charles Sobhraj les volait. Il s’emparait de leurs passeports, argent et objets de valeur. Mais son criminalité ne s’arrêtait pas au simple vol. Lorsque les victimes représentaient un danger ou avaient découvert ses activités, il n’hésitait pas à les assassiner.
Les enquêteurs lui attribuent au minimum 12 meurtres, mais le nombre réel pourrait être beaucoup plus élevé. Certains experts estiment qu’il aurait tué entre 20 et 30 personnes. La nature itinérante de ses crimes et la coordination limitée entre les polices nationales lui permirent longtemps d’échapper à la justice.
Charles Sobhraj travaillait rarement seul. Il s’entourait de complices qu’il manipulait et dominait psychologiquement. Sa compagne de l’époque, Marie-Andrée Leclerc, une Canadienne, devint sa principale alliée. Elle participait activement à ses escroqueries et le soutenait malgré ses crimes horribles.
Les Crimes Les Plus Notoires
Les crimes de Charles Sobhraj présentaient souvent un mode opératoire similaire mais d’une cruauté variable. Certaines affaires ont particulièrement marqué les enquêteurs et le public international.
En 1975, deux touristes néerlandais, Henk Bintanja et son amie Cornelia Hemker, furent retrouvés assassinés en Thaïlande. Leurs corps portaient les traces d’une mort violente. Charles Sobhraj les avait rencontrés à Bangkok et leur avait offert l’hospitalité dans son appartement.
Le même mois, une jeune Française nommée Charmayne Carrou disparut mystérieusement. Son corps fut découvert quelques jours plus tard près de Pattaya. Elle portait un bikini et avait été étranglée puis brûlée. Les enquêteurs établirent rapidement un lien avec Charles Sobhraj.
Teresa Knowlton, une touriste américaine, fut retrouvée morte dans le Golfe de Thaïlande. Elle portait également un bikini, ce qui devint une signature macabre. Charles Sobhraj l’avait droguée puis noyée avant d’abandonner son corps dans l’eau.
Le double meurtre de Vitali Hakim et de sa petite amie Stephanie Parry choqua particulièrement l’opinion publique. Ce jeune couple israélien avait été empoisonné puis brûlé vif. Leurs passeports furent retrouvés en possession de Charles Sobhraj plusieurs mois plus tard.
Ces crimes révélaient une froideur et une absence totale d’empathie. Charles Sobhraj tuait sans hésitation lorsque cela servait ses intérêts. Il utilisait les identités de ses victimes pour voyager et commettre de nouvelles escroqueries. Cette pratique rendait son identification extrêmement difficile pour les autorités.
Les enquêteurs comprirent qu’ils faisaient face à un prédateur méthodique et organisé. Charles Sobhraj ne tuait pas par pulsion ou folie, mais par calcul. Chaque meurtre répondait à une logique criminelle précise. Cette rationalité rendait ses crimes encore plus effrayants.
L’Arrestation Et La Première Évasion
La carrière criminelle de Charles Sobhraj connut un tournant en juillet 1976 en Inde. Il commit une erreur inhabituelle qui le conduisit à son arrestation. Dans un hôtel de New Delhi, il tenta d’empoisonner un groupe d’étudiants français.
Contrairement à ses habitudes, il utilisa une dose insuffisante de sédatifs. Les étudiants tombèrent malades mais restèrent conscients assez longtemps pour alerter la police. Les autorités indiennes arrêtèrent Charles Sobhraj sur place avec ses complices. Cette capture mit fin à des années de crimes impunis.
La police indienne découvrit dans sa chambre d’hôtel un véritable arsenal d’escroqueries. Elle trouva des dizaines de passeports volés, des poisons, des déguisements et de l’argent liquide. Les enquêteurs réalisèrent qu’ils venaient d’arrêter un criminel international recherché dans plusieurs pays.
Charles Sobhraj fut jugé et condamné à douze ans de prison pour empoisonnement et vol. Mais les autorités thaïlandaises réclamaient son extradition pour les meurtres commis sur leur territoire. La peine de mort l’attendait en Thaïlande. Il comprit qu’il devait absolument éviter cette extradition.
Avec une intelligence criminelle remarquable, Charles Sobhraj élabora un plan audacieux. Il se comporta en prisonnier modèle pendant des années. Il gagna la confiance des gardiens et des autorités pénitentiaires. Cette stratégie lui permit d’obtenir certains privilèges et plus de liberté de mouvement.
En 1986, alors qu’il approchait de la fin de sa peine indienne, il organisa une fête dans la prison de Tihar à New Delhi. Il offrit des sucreries empoisonnées aux gardiens et aux autres détenus. Pendant que tout le monde souffrait d’intoxication alimentaire, Charles Sobhraj s’échappa simplement en marchant vers la sortie.
Cette évasion spectaculaire fit la une des journaux internationaux. Elle confirma sa réputation de criminel insaisissable et rusé. Pendant plusieurs semaines, il échappa aux recherches massives lancées par les autorités indiennes. Il fut finalement repris à Goa.
L’évasion lui permit paradoxalement d’éviter l’extradition vers la Thaïlande. En s’évadant, il avait ajouté du temps à sa peine indienne. Lorsqu’il sortit finalement de prison en 1997, le délai de prescription pour ses crimes thaïlandais était presque écoulé. Cette manœuvre juridique brillante lui sauva probablement la vie.
La Vie Après La Prison Et Le Retour Au Népal
Après sa libération en 1997, Charles Sobhraj retourna vivre en France. Il s’installa à Paris où il menait une vie relativement tranquille. Il vendait ses interviews aux médias et aux producteurs intéressés par son histoire. Son personnage fascinait toujours autant le public international.
Il se présentait comme un homme changé qui avait payé sa dette à la société. Charles Sobhraj donnait des interviews où il minimisait ses crimes ou contestait certaines accusations. Il cultivait son image de criminel intelligent et séduisant. Cette stratégie médiatique lui rapportait de l’argent.
Mais en 2003, il commit une erreur incompréhensible qui semble défier toute logique. Charles Sobhraj décida de retourner au Népal, un pays où il était toujours recherché pour meurtre. Les raisons exactes de ce retour restent mystérieuses et débattues.
Certains pensent qu’il croyait naïvement que les autorités l’avaient oublié. D’autres suggèrent qu’il était devenu accro à la célébrité et cherchait l’attention médiatique. Quelques experts en criminologie estiment qu’il souffrait d’un sentiment d’invulnérabilité après avoir échappé si souvent à la justice.
Dès son arrivée à Katmandou, un journaliste le reconnut dans un casino. La police népalaise l’arrêta rapidement. Charles Sobhraj fut jugé pour le meurtre de deux touristes américains en 1975. Les preuves accumulées pendant des décennies pesaient lourdement contre lui.
En 2004, il fut condamné à la prison à vie pour le meurtre de Connie Jo Bronzich. Cette jeune Américaine avait été retrouvée morte en 1975 dans un champ près de Katmandou. En 2014, une seconde condamnation à perpétuité s’ajouta pour le meurtre de Laurent Carrière, le compagnon canadien de la victime.
Charles Sobhraj passa presque 20 ans dans la prison centrale de Katmandou. Même derrière les barreaux, il continuait à faire parler de lui. Il se mariait avec une avocate népalaise et donnait régulièrement des interviews. Il contestait systématiquement sa condamnation et réclamait un nouveau procès.
La Libération Controversée En 2022
En décembre 2022, une nouvelle surprenante secoua le monde de la criminologie. Charles Sobhraj fut libéré de prison par la Cour suprême du Népal. Cette décision provoqua une onde de choc médiatique internationale. Comment un tueur en série condamné à perpétuité pouvait-il être libéré?
La Cour invoqua plusieurs raisons pour justifier cette libération. D’abord, Charles Sobhraj avait alors 78 ans et souffrait de problèmes cardiaques. Ensuite, les juges estimèrent qu’il avait déjà purgé une grande partie de sa peine. Enfin, un accord entre la France et le Népal concernant les prisonniers fut mentionné.
Cette libération souleva de nombreuses questions éthiques et juridiques. Les familles des victimes exprimèrent leur colère et leur incompréhension. Comment un homme responsable de tant de souffrances pouvait-il retrouver la liberté? La justice avait-elle vraiment été rendue?
Charles Sobhraj fut rapidement expulsé vers la France. Il arriva à Paris en décembre 2022 où il réside actuellement. Les autorités françaises ne peuvent pas le poursuivre car les faits sont trop anciens et ont déjà fait l’objet de condamnations ailleurs.
Aujourd’hui âgé de 80 ans, Charles Sobhraj vit libre à Paris. Il continue d’accorder des interviews et de vendre son histoire. Sa libération relance régulièrement les débats sur la justice internationale et les crimes impunis.

Le Profil Psychologique Du Serpent
Comprendre la psychologie de Charles Sobhraj fascine les criminologues depuis des décennies. Son cas présente plusieurs caractéristiques classiques des personnalités antisociales et psychopathiques. Pourtant, sa complexité dépasse les simples catégories diagnostiques.
Charles Sobhraj présente tous les traits d’un psychopathe narcissique. Il ne montre aucune empathie pour ses victimes. Il manipule les autres sans le moindre remords. Son charme superficiel lui permet de gagner facilement la confiance des gens. Il possède une intelligence supérieure à la moyenne qu’il utilise exclusivement pour servir ses intérêts.
Son besoin constant d’attention et de reconnaissance révèle un narcissisme profond. Charles Sobhraj aime être au centre de l’attention médiatique. Il se présente comme un génie criminel plutôt que comme un simple tueur. Cette image valorisante lui permet de maintenir son estime personnelle.
Les traumatismes de son enfance expliquent partiellement sa trajectoire criminelle. Le rejet paternel, la discrimination raciale et le sentiment de ne jamais appartenir à aucune communauté ont créé chez lui une profonde blessure narcissique. Ses crimes peuvent se lire comme une revanche contre le monde qui l’a rejeté.
Mais attention, comprendre n’est pas excuser. Des millions de personnes vivent des enfances difficiles sans devenir des tueurs en série. Charles Sobhraj a fait des choix conscients et délibérés. Il a développé une carrière criminelle sophistiquée sur plusieurs décennies.
Sa capacité à changer d’identité révèle également une personnalité fragmentée. Charles Sobhraj ne semble pas avoir de véritable identité stable. Il devient littéralement quelqu’un d’autre selon les circonstances. Cette fluidité identitaire facilitait ses crimes mais reflète aussi un vide intérieur profond.
Les experts notent également son absence totale de planification à long terme. Malgré son intelligence, Charles Sobhraj ne pensait jamais vraiment aux conséquences futures de ses actes. Il vivait dans l’instant présent, recherchant la gratification immédiate. Cette impulsivité explique certaines de ses erreurs qui conduisirent à ses arrestations.
L’Impact Médiatique Et Culturel
L’histoire de Charles Sobhraj a inspiré de nombreuses œuvres médiatiques et culturelles. Son personnage fascinant mélange intelligence, charme et cruauté dans des proportions qui captivent le public. Cette fascination soulève cependant des questions éthiques importantes.
Le premier livre majeur sur Charles Sobhraj fut « Serpentine » de Thomas Thompson, publié en 1979. Ce livre devint rapidement un bestseller international. Il racontait en détail ses crimes et ses méthodes. Thompson avait interviewé longuement Charles Sobhraj en prison, lui donnant une plateforme pour raconter sa version.
En 1989, un film australien intitulé « Shadow of the Cobra » s’inspira de son histoire. Bien que de qualité moyenne, il contribua à maintenir l’intérêt du public pour ce criminel hors du commun.
Le véritable phénomène médiatique survint en 2021 avec la série Netflix « Le Serpent ». Cette production britannique en huit épisodes raconta minutieusement ses crimes des années 1970. La série rencontra un succès mondial considérable. Elle relança l’intérêt pour Charles Sobhraj auprès d’une nouvelle génération.
Cette fascination médiatique pose des problèmes éthiques réels. En glorifiant ou en romantisant Charles Sobhraj, ne risque-t-on pas de banaliser ses crimes? Les familles des victimes souffrent de voir leur douleur transformée en divertissement. Chaque documentaire ou série ravive leur traumatisme.
Charles Sobhraj lui-même a toujours cherché cette attention médiatique. Il vendait ses interviews à prix d’or. Il contrôlait soigneusement son image publique. Cette stratégie lui permettait de maintenir sa célébrité et de gagner de l’argent. On peut se demander si nous ne devrions pas lui refuser cette plateforme.
Pourtant, son histoire présente aussi un intérêt criminologique et sociologique réel. Elle éclaire les mécanismes de la manipulation psychologique. Elle révèle les failles des systèmes judiciaires internationaux. Elle rappelle l’importance de la vigilance, surtout pour les voyageurs vulnérables.
Le défi consiste à traiter cette histoire de manière responsable. Il faut informer sans glorifier. Il faut analyser sans divertir aux dépens des victimes. Les meilleures productions sur Charles Sobhraj sont celles qui n’oublient jamais les vies brisées derrière le personnage fascinant.
Les Leçons Pour Les Voyageurs D’Aujourd’hui
L’histoire de Charles Sobhraj contient des leçons importantes pour tous les voyageurs. Même si les années 1970 appartiennent au passé, les prédateurs existent toujours. Les touristes restent des cibles privilégiées pour les criminels du monde entier.
La première leçon concerne la confiance excessive. Les victimes de Charles Sobhraj faisaient souvent trop facilement confiance aux inconnus. Son charme et son apparence rassurante désarmaient leur vigilance naturelle. Aujourd’hui encore, vous devez maintenir une certaine prudence même avec les personnes sympathiques.
Méfiez-vous des offres trop généreuses. Si quelqu’un que vous venez de rencontrer vous propose une hospitalité extraordinaire, demandez-vous pourquoi. Les gestes désintéressés existent, mais restent rares entre parfaits inconnus. Charles Sobhraj utilisait précisément cette stratégie pour approcher ses victimes.
Ne jamais laisser quelqu’un préparer votre nourriture ou vos boissons hors de votre vue. Cette règle simple aurait sauvé plusieurs victimes de Charles Sobhraj. Les substances incapacitantes restent une méthode courante pour les criminels ciblant les touristes.
Gardez toujours vos documents d’identité en sécurité. Ne les confiez jamais à quelqu’un sous prétexte de réservation ou de service administratif. Charles Sobhraj collectionnait les passeports de ses victimes. Sans papiers, vous devenez encore plus vulnérable dans un pays étranger.
Informez régulièrement votre famille ou vos amis de votre localisation. Plusieurs victimes de Charles Sobhraj ont disparu sans que personne ne remarque leur absence pendant des semaines. Une communication régulière avec vos proches crée un filet de sécurité important.
Faites confiance à votre instinct. Si une situation ou une personne vous met mal à l’aise, éloignez-vous. Votre intuition détecte souvent des signaux que votre esprit conscient ne perçoit pas encore. Ne vous forcez jamais à rester dans une situation inconfortable par politesse.
Ces conseils ne doivent pas vous empêcher de voyager ou de rencontrer des gens. La majorité des humains sont bienveillants et honnêtes. Il s’agit simplement de maintenir une vigilance raisonnable. L’histoire de Charles Sobhraj nous rappelle que le mal existe et se cache parfois sous les apparences les plus séduisantes.
Le Système Judiciaire Face Aux Criminels Internationaux
Le cas de Charles Sobhraj révèle les immenses difficultés que rencontrent les systèmes judiciaires face aux criminels internationaux. Dans les années 1970, la coopération policière entre pays restait limitée. Cette situation permettait aux criminels mobiles d’échapper facilement à la justice.
Charles Sobhraj exploitait systématiquement les failles de cette coordination internationale. Il commettait des crimes dans un pays puis fuyait vers un autre. Les polices nationales ne partageaient pas efficacement leurs informations. Les procédures d’extradition étaient longues et complexes.
Le manque de base de données centralisée facilitait également son activité criminelle. Aujourd’hui, Interpol et d’autres organisations internationales maintiennent des fichiers informatisés accessibles mondialement. Dans les années 1970, ces outils n’existaient pas. Un criminel pouvait utiliser plusieurs identités sans que personne ne fasse le lien.
Les différences entre les systèmes juridiques nationaux créaient aussi des opportunités. Charles Sobhraj comprenait parfaitement ces variations. Il choisissait stratégiquement où il se faisait arrêter. En Inde, il risquait la prison. En Thaïlande, il risquait la peine de mort. Cette connaissance lui permit de manipuler le système à son avantage.
La prescription des crimes varie également selon les pays. Charles Sobhraj utilisa ces différences pour échapper à certaines poursuites. Son évasion en Inde, qui prolongea sa peine, lui permit d’éviter l’extradition vers la Thaïlande où le délai de prescription arrivait à terme.
Aujourd’hui, la situation s’est considérablement améliorée mais des problèmes persistent. La Cour Pénale Internationale peut juger certains crimes graves. Interpol facilite la coopération policière mondiale. Les bases de données biométriques rendent les fausses identités plus difficiles à maintenir.
Pourtant, des criminels continuent d’exploiter les frontières et les juridictions. Le terrorisme international, la cybercriminalité et le trafic humain présentent des défis similaires. Les États doivent constamment améliorer leur coopération pour lutter efficacement contre ces menaces.
Le cas de Charles Sobhraj enseigne également l’importance de la persévérance policière. Herman Knippenberg, un diplomate néerlandais, joua un rôle crucial dans son arrestation. Malgré les obstacles bureaucratiques, il poursuivit obstinément son enquête. Sans son dévouement, Charles Sobhraj aurait peut-être continué ses crimes encore plus longtemps.
Conclusion
L’histoire de Charles Sobhraj reste l’une des plus troublantes et fascinantes de la criminologie moderne. Ce manipulateur hors pair a terrorisé l’Asie du Sud-Est pendant des années. Il a exploité la naïveté des jeunes voyageurs avec une froideur terrifiante. Ses crimes ont brisé des dizaines de vies et traumatisé des familles entières.
Aujourd’hui libre à Paris, Charles Sobhraj continue de diviser l’opinion. Certains le voient comme un génie criminel fascinant. D’autres ne voient qu’un tueur cruel qui a échappé à la justice. Sa libération controversée soulève des questions importantes sur notre système judiciaire international.
Son parcours nous enseigne des leçons précieuses sur la manipulation, la vigilance et les limites de la justice. Il nous rappelle que le mal peut se cacher sous les apparences les plus charmantes. Il illustre également l’importance cruciale de la coopération internationale pour lutter contre le crime.
L’histoire de Charles Sobhraj nous confronte aussi à notre fascination morbide pour les criminels charismatiques. Devons-nous leur donner cette attention médiatique? Comment raconter ces histoires sans oublier les victimes? Ces questions restent sans réponse simple.
Que pensez-vous de la libération de Charles Sobhraj? La justice a-t-elle été véritablement rendue pour ses victimes? Partagez vos réflexions et continuez à vous informer sur ces affaires criminelles qui marquent notre histoire collective.

Questions Fréquentes
Combien de personnes Charles Sobhraj a-t-il tuées?
Charles Sobhraj est officiellement reconnu coupable d’au moins 12 meurtres. Cependant, les enquêteurs estiment que le nombre réel pourrait se situer entre 20 et 30 victimes. Beaucoup de ses crimes n’ont jamais été élucidés. La nature itinérante de ses activités criminelles à travers plusieurs pays rend le décompte exact très difficile.
Pourquoi l’appelle-t-on le Serpent?
Le surnom « le Serpent » vient de sa capacité extraordinaire à échapper à la justice et à changer constamment d’identité. Comme un serpent qui mue, Charles Sobhraj changeait de peau en adoptant de nouvelles identités. Il glissait entre les mailles du filet judiciaire avec une agilité remarquable. Sa nature insaisissable et trompeuse justifie parfaitement ce surnom évocateur.
Charles Sobhraj est-il toujours en vie?
Oui, Charles Sobhraj est toujours vivant. Il a aujourd’hui 80 ans et vit libre à Paris depuis sa libération du Népal en décembre 2022. Malgré son âge avancé et des problèmes de santé, notamment cardiaques, il continue d’accorder des interviews. Il maintient sa présence médiatique et continue de contester certaines accusations portées contre lui.
Peut-il encore être poursuivi pour ses crimes?
En principe, non. Les crimes commis par Charles Sobhraj datent des années 1970 et ont dépassé les délais de prescription dans la plupart des pays. Il a déjà été jugé et condamné en Inde et au Népal. La France ne peut pas le poursuivre pour des faits déjà jugés ailleurs selon le principe de non bis in idem. Sa situation judiciaire semble donc définitivement close.
Qui étaient les principales victimes de Charles Sobhraj?
Ses victimes étaient principalement de jeunes touristes occidentaux voyageant sur la route des hippies. Il ciblait des Américains, Canadiens, Français, Néerlandais et Australiens. Ces jeunes gens parcouraient l’Asie en quête d’aventure et de spiritualité. Leur vulnérabilité et leur confiance excessive les rendaient particulièrement susceptibles aux manipulations de Charles Sobhraj.
Comment a-t-il été finalement arrêté?
Charles Sobhraj fut arrêté en juillet 1976 à New Delhi après avoir tenté d’empoisonner un groupe d’étudiants français. Pour une fois, il utilisa une dose insuffisante de sédatifs. Les victimes restèrent conscientes assez longtemps pour alerter la police. Cette erreur inhabituelle mit fin à des années de crimes impunis et lança sa longue histoire carcérale.
La série Netflix est-elle fidèle à la réalité?
La série « Le Serpent » sur Netflix s’inspire de faits réels mais prend certaines libertés artistiques. Les événements principaux et les crimes décrits sont authentiques. Cependant, certains dialogues sont inventés et la chronologie est parfois modifiée pour les besoins dramatiques. La série offre une représentation globalement fidèle tout en restant une œuvre de fiction basée sur des faits réels.
Qu’est-il arrivé à ses complices?
Marie-Andrée Leclerc, sa principale complice canadienne, fut également arrêtée et condamnée en Inde. Elle développa un cancer en prison et fut libérée pour raisons humanitaires. Elle mourut au Canada en 1984. Ajay Chowdhury, un autre complice proche, disparut mystérieusement et n’a jamais été retrouvé. Certains pensent que Charles Sobhraj l’aurait assassiné pour éliminer un témoin gênant.
Pourquoi est-il retourné au Népal en 2003?
Les raisons exactes restent mystérieuses et font l’objet de nombreuses spéculations. Certains pensent qu’il croyait être oublié des autorités. D’autres suggèrent une addiction à la célébrité et à l’attention médiatique. Quelques experts évoquent un sentiment d’invulnérabilité développé après avoir échappé si souvent à la justice. Sa décision semble irrationnelle même pour un criminel de son intelligence.
Que font les familles des victimes aujourd’hui?
Les familles des victimes continuent de vivre avec le traumatisme de ces crimes atroces. Beaucoup ont exprimé leur colère et leur incompréhension face à la libération de Charles Sobhraj. Certaines militent pour une meilleure reconnaissance des victimes dans le système judiciaire international. Leur douleur reste vive même des décennies après les faits. La série Netflix a ravivé leur souffrance en remettant ces événements sous les projecteurs médiatiques.
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